sábado, 5 de noviembre de 2011
...
où que tu sois où que tu dormes...
qué se ahora de tu brazo
de la historia de sus pliegues
del grito encerrado en su doblez?
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jueves, 27 de octubre de 2011
viernes, 21 de octubre de 2011
viernes, 7 de octubre de 2011
l'été animal 2

© mgab. / l'été animal. intervention sur une photographie de Toni Catany
mon oiseau plume
saturé de courants
j'aime ton nom
dans
la poussière ailée
cisaillé de tendresses.
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lunes, 26 de septiembre de 2011
fisura

© mgab, / 'le soleil de Velázquez'
una leve fisura desmiente la grieta blanca
un trazo de grafito hollando la planicie donde vagas
una luz muerta
una tarde exageradamente temprana.
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martes, 20 de septiembre de 2011
intervention nº 1

['Intervention sur Albert Bierstadt I'- Agenda 2011]
des pieds battus et peut-être une mélodie collée aux oreilles du vent.
un chemin au milieu de gens et de nuages, de foulards blancs, d'avants et de demains.
la jointure de mondes en désharmonie heureuse.
ta main frôlant une autre main passante.
.../...
pies golpeados y tal vez una melodía pegada a los oídos del viento.
un camino entre gente y nubes, de pañuelos blancos, de antes y de mañanas.
la juntura de mundos en desarmonía feliz.
tu mano rozando otra mano paseante.
[texte et image: © mgab.]
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jueves, 8 de septiembre de 2011
jueves, 25 de agosto de 2011
lunes, 15 de agosto de 2011
au réveil
sueño infancia, sueño albas repetidas
deliciosas naranjillas del amanecer
en tu brazo redondo que me cubre
y requiero otra vez.
[texto e imagen: © mgab.]
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martes, 2 de agosto de 2011
l'été

[© Jessica Hines]
l'été c'est pour les voyages. même, ou surtout, s'ils sont immobiles
el verano es para los viajes. aunque, o sobre todo, sean inmóviles
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lunes, 18 de julio de 2011
plages

© mgab. / le carnet argentin. 'plages'
où se cachent les plages heureuses qui habitent notre coeur ?
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miércoles, 6 de julio de 2011
homenaje al punto y coma

mundo confuso; caminos embrollados; nacimientos promiscuos; trazos sospechosos; sangre y ventana; laberintos insolubles; autógrafos indescifrables; nidos acogedores; impulsos sanguinolentos; roces; ventana; albores; rayuelas salvadoras. yo.
[imagen: © Edwin Parker "Cy" Twombly, Jr. / texto: © mgab.]
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lunes, 27 de junio de 2011
miércoles, 8 de junio de 2011
viernes, 27 de mayo de 2011
lunes, 9 de mayo de 2011
auto-portrait + 3

du noir et du vide
un étretat sur la gauche du monde
et trois figures en dessous du rêve
croisées
fugitives
et primordiales sur l'instant arrêté.
[texte et image: © mgab. 'autoportrait + 3. devant une photo de Helena Almeida']
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jueves, 28 de abril de 2011
las atochas

© mgab. / le carnet rouge 2
hasta que la eternidad se acabe, sostengo la vida entre pequeñas muertes sin cesar, separadas las manos, que no conozco, de mi pecho...
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viernes, 15 de abril de 2011
un hilo...


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© mgab. / château, fil, cráneo [dibujos reencontrados en una antigua libreta]
...y hombrecillos raros llegan a tus ventanas
por el hilo tejido de palabras
tensado aún sobre mis cielos.
... d'étranges petits hommes arrivent à tes fenêtres
sur le fil tissé des mots
tendu encore sur mon ciel.
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domingo, 3 de abril de 2011
la casa encendida

© mgab. / agenda 2011 / la casa encendida. collage
le monde est par moments irrespirable. mais la vie est si belle...
el mundo es irrespirable por momentos. pero la vida es tan hermosa...
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viernes, 18 de marzo de 2011
le jardin botanique

Je suis venue admirer les camélias et les pivoines et j’aperçois les petites fleurs d’ail et les dicentras blanchir à l’ombre des somptueux pétales, du pâle aux roses forts, aux blancs de porcelaine dont les débris rouillés dorment entre l’humus ou bien en acrobate sur des branches baissées jusqu’à l’extrême, entre deux gouttes de soleil dernier.
Une plante dont j’ignore le nom déborde son haleine sur toutes les allées, des fleurs menues qu’on croirait plus sobres. On voit passer des vieux, elle à qui on donne la main comme une autre vie mais qui penche toujours, prête à la chûte, comme quand lui ne sera plus là. On dirait que déjà ils ne sont plus, face à ces jeunes habillés de noir dont la peau blanche les révèle citoyens du goudron ou de la nuit.
L’oasis des plantes rares abrite aussi le sifflement des merles et la cour maladroite des pigeons, et une porte italienne qui la sépare du roulement moelleux des roues sur les pavés. Il n’y a que les fontaines à rappeler l’hiver, le même bruit de l’eau éparpillée sur quelques feuilles mortes de pluie, jusqu’à ce qu’un enfant les dérange du doigt: les enfants ne viennent qu’au beau temps.
Il y a des fèves et des bettes, et des feuilles géantes et pointues qui s’aventurent dans les allées, des groseillers et quelques plantes d’artichauts, chardons acclimatés et polis, un prunus persica et un arbre d’amour en duel de roses, et aussi un gentilhomme grave au nom rongé qui tend trois roses de pierre à une impossible amante.
Le jardin est un creuset de murmures et de cris aigus, de poursuites et de pas presque cachés, de solitudes abritées dans la tiédeur du jour.
Un magnolia chinois s’éplore en longues larmes violette au milieu de la vie, dans une allée plus calme et comme anachronique où les plantes se taisent, à l’écoute d’un autre chuintement de fontaine. Des chatons volent sur cet espace encore endormi du jardin et se posent parfois sur une pointe d’herbe, entre les fleurs sages de l’hellébore mauve. Deux merles et trois anémones se racontent sans doute des histoires, quelques pies volent en éventail bichrome entre les branches lisses et encore nues. L’arbre au kiwi s’amuse en courbes espliègles à défier sa route de métal.
A côté de la serre, des pots bien alignés en une armée d’étiquettes comme des pavillons dressés et où le soleil joue encore comme une dernière victoire avant la nuit de mon ombre qui passe et les oublie...
[texte et image: © mgab.]
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sábado, 12 de marzo de 2011
viernes, 25 de febrero de 2011
tributo
un átomo de arena en la mirada
paseante; y los caballos y los vientos
y los trigos con sangre son ya
el ojo oscuro de mi mente.
la mano encendida del oscuro deseo
roza el alma
entre inciertos pasos del cielo y
la hierba, de Silvia Plath en un poema.
[© mgab.]
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viernes, 11 de febrero de 2011
le grand Meaulnes

[© mgab. / Moleskine / les peupleraies]
à partir de ma mémoire du Grand Meaulnes, l'ébauche d'un projet...
a partir de mi memoria del Grand Meaulnes, el esbozo de un proyecto...
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sábado, 29 de enero de 2011
memoria

[© mgab. / 'memoria', de la serie 'estratos'. escultura de papel]
poco a poco sin embargo
amo entre fronteras. amo
territorios blandos brutalmente perdidos
rezos errados. amo
islas, contornos, testifico
clamores idos, admito
invasiones impúdicas
amo la impureza del amor.
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viernes, 21 de enero de 2011
sábado, 15 de enero de 2011
otra ventana

© mgab. / 'souple et raide', de la serie 'les twins'. escultura de papel y algodón
la tarde cerca, no quiero ver tu cara, tu mejilla carmín y
la fruta que eres
desordenada en el jardín
llamaré por saber si danza aún en ti
algún vidrio de la memoria donde miras
sin romper
y hombrecillos raros llegan a tus ventanas
por el hilo tejido de palabras
tensado aún sobre mis cielos.
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jueves, 6 de enero de 2011
la ventana

© Alec Soth
desde la ventana.
más allá de la confusión, hermosas y frías sombras.
mirando al jardín desde la adolescencia.
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jueves, 23 de diciembre de 2010
noël

traces éparpillées sur un monde blanc.
repères dans l'immensité.
écriture pour un livre neuf.
lignes de pas sur le profil du temps.
[noël deux mille dix.
nouvel an deux mille onze.
imege et texte : © mgab.]
huellas esparcidas sobre un mundo blanco.
señales en la inmensidad.
escritura para un mundo nuevo.
líneas de pasos en el perfil del tiempo.
[navidad dos mil diez.
año nuevo dos mil once.
imagen y texto: © mgab.]
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domingo, 12 de diciembre de 2010
plume sur la mer

© mgab. / plume sur la mer.
¿existe-t'il quelque chose de
plus parfait
que cette plume
volant
sur cette mer ?
existe algo más
perfecto
que esta pluma
volando
encima de este mar?
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miércoles, 1 de diciembre de 2010
agenda

© mgab. / los viajes, en mi agenda
voyage autour de ma chambre...
un agenda ressemble souvent à un carnet de voyage.
viaje alrededor de mi habitación...
una agenda se parece a menudo a un cuaderno de viaje.
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miércoles, 24 de noviembre de 2010
regarder...

elle la regarda —mais d'un regard pour lequel le mot regarder est déjà trop fort—, regard merveilleux qui voit sans se poser de questions, qui voit, c'est tout — un peu comme deux choses qui se touchent — les yeux et l'image — un regard qui ne prend pas mais qui reçoit, dans le silence le plus absolu de l'esprit, le seul regard qui vraiment pourrait nous sauver — vierge de toute demande, encore non entamé par le vice du savoir — seule innocence qui pourrait prévenir la blessure des choses quand elles pénètrent dans le cercle de nos sensations — voir — sentir — car ce ne serait plus qu'un merveilleux face-à-face, un être-là, nous et les choses, et dans les yeux recevoir le monde tout entier — recevoir — sans aucune demande, et même, sans étonnement — recevoir — rien d'autre — recevoir — dans les yeux — le monde.
///
la miró —pero con una mirada para la que la palabra mirar es ya demasiado fuerte — mirada maravillosa que ve sin preguntarse nada, que ve, esto es todo — un poco como dos cosas que se tocan — los ojos y la imagen — una mirada que no toma sino que recibe, en el más absoluto silencio del espíritu, la única mirada que podría salvarnos de verdad — virgen de cualquier demanda, aún no mordida por el vicio del saber— única inocencia que podría prevenir la herida de las cosas cuando penetran el círculo de nuestras sensaciones — ver — sentir — porque ya no sería más que un maravilloso cara a cara, un estar-aquí, nosotros y las cosas, y en los ojos recibir el mundo entero — recibir — sin ninguna demanda, e incluso, sin extrañamiento — recibir — nada más — recibir — en los ojos — el mundo.
[© Alessandro Baricco / Océan mer]
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domingo, 21 de noviembre de 2010
domingo, 7 de noviembre de 2010
des mots...

domingo, 31 de octubre de 2010
el nushu y la flor de loto
Y Lourdes me contó la historia del 'nushu', ese lenguaje secreto inventado por las mujeres en el siglo III, en una provincia del sur de China, a fin de no ser entendidas cuando hablaban entre ellas, dentro de una sociedad fuertemente machista donde la educación y las salidas al exterior les estaban prácticamente prohibidas.
Lourdes ha construido todo un proyecto artístico aunando tres temas: el lenguaje nushu, el vendaje de pies en la antigua China y el blog femenino. la obra se llama: 'del nushu al blog: lenguaje de mujeres'.
me parece fascinante y lo podeís ver aquí
une petite histoire: lorsque Lourdes Carcedo, artiste plastique, me demanda de lui prêter una phrase écrite dans mon blog, je lui donnai celle-ci: '...le mystère de ce qui est autre, de ce qui vit dans l'aquarium, derrière le verre invisible et inviolable' —phrase que m'avait inspirée une lecture de Roland Barthes—.
Lourdes me raconta alors l'histoire du 'nushu', cette langue secrète inventée par les femmes au IIIème siècle, dans une province du sud de la Chine, afin de ne pas être comprises quand elle parlaient entre elles, au sein d'une société fortement machiste dans laquelle l'éducation et les sorties à l'extérieur leur étaient pratiquemment interdites.
Lourdes a construit tout un projet artistique en réunissant trois thèmes: la langue nushu, le bandage des pieds dans la Chine ancienne et le blog féminin. ce travail s'intitule: 'du nushu au blog: langage de femmes'.
je le trouve fascinant et vous pouvez le voir ici
miércoles, 20 de octubre de 2010
martes, 12 de octubre de 2010
l'âme au matin

...il eut suffi
d’un souffle maritime et de silences
posés bas sur tes joues
comme des anges défaits et quotidiens,
quelque trace de l’herbe de ces collines, là,
tachant le drap où se replie l’âme au matin
de l’inconnu vertige.
...hubiese sido suficiente
un soplo marítimo y algunos silencios
posados bajo en tus mejillas
como ángeles deshechos y cotidianos,
alguna traza de la hierba de esas colinas, ahí,
manchando la sábana donde se dobla el alma, en la mañana
de desconocido vértigo.
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domingo, 3 de octubre de 2010
the red hat

no me digas que no te gusta
the girl with the red hat en su hermosa efervescencia
la osada mirada de la vida temprana
buscándote
no me digas que no te gusta
esa luz de cera en la nariz
como a las orillas de los bosques la luz
sol líquido que esparce
de las mariposas los mágicos ocelos
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domingo, 26 de septiembre de 2010
incendie

...hacha de sonido, cincel de viento y trueno, aguas disolventes, afirmación de luz, escaleras, sótanos, degradada tormenta, pliegues secos de la voz, roturas, desdenes, soliloquios de lluvia y pájaros oscuros, incendios y bomberos, narcolepsia invertida, crudos amantes, más escaleras, hacia la azotea, hachazos de sol, rostros paseantes, turbio juego de sudor, alma, quebrados, quiebros, urgencia, prisa, asma vencido, sonrisa extrema, ludópatas del aire, collares de gritos, espasmos, dura caricia, días difíciles, gozos, remanso memoria de...
...hache de son, ciseau de vent et de tonnerre, eaux dissolvantes, affirmation de lumière, escaliers, caves, orage dégradé, plis secs de la voix, déchirures, dédains, solliloques de pluie et d'oiseaux oscurs, incendies et pompiers, narcolepsie inversée, sauvages amantes, d'autres escaliers, vers la terrasse, coups de hache de soleil, visages passants, jeu trouble de sueur, âme, fracture, faillites, urgence, hâte, asthme vaincu, sourire extrême, ludopathes de l'air, colliers de cris, spasmes, dure caresse, jours difficiles, jouissances, havre, mémoire de...
[texto y foto: © mgab.]
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sábado, 18 de septiembre de 2010
lunes, 6 de septiembre de 2010
plume baiser















