jueves 16 de julio de 2009

la nacre noire

© mgab. / Cabo de Gata, cerca de los Genoveses.





los pies que levantan la arena de nácar
negro
y van hasta las siestas del mediodía,
dormidas bajo la duna que mueve
sin cesar sus olas.
las patas de un insecto escritas,
todavía, antes del viento,
en el de las hierbas.
P. nada largo tiempo en otra memoria,
G. también que deriva
como una resaca.
las naranjas son un sabor infinito entre la sed.
B. el bereber está contando, y es
como si se callara al tocar
tan poco
el silencio.


les pieds qui soulèvent le sable en
nacre noire
et vont jusqu’aux siestes du midi,
dormies sous la dune qui bouge
sans cesser ses vagues.
les pattes d’un insecte écrites, encore,
avant le vent,
dans celui des herbes.
P. nage longtemps dans une autre
mémoire, G. aussi qui dérive
comme un ressac.
les oranges sont un goût infini entre la soif.
B. le berbère raconte et c’est comme
s’il se taisait
tellement il touche, peu,
le silence.



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jueves 9 de julio de 2009

desde la alameda...

© mgab. / desde la alameda. cahier de dessin.




...encima de los tres picos, si buscas entre la claridad última, siguiendo el hilo de araña entre la luna y donde desaparece el sol, encuentras el clavo estrellado y brillante de Júpiter. por debajo están las líneas diáfanas de las montañas envueltas en el resplandor malva, todo superposición de velos neblinosos de infinitos matices. los picos jóvenes se suavizan como bajo un pincel japonés y se desdibujan las texturas hasta parecer otros cielos en cascada hacia arriba. paseo por esa cenefa invertida sobre el infinito con imperceptibles pies y recojo el azulado mundo en mis ojos, casi bajo mis manos. la luna incompleta es como el alabastro de una ventana abierta sobre la espalda del cielo, agujero mágico por donde podría asomarme a las otras galaxias quietas de la noche. aquí todavía está la cola del día arrastrándose despacio entre los bastidores oscuros de los montes, entre sus faldas de gasa...


...au-dessus des trois pics, si tu cherches dans la clarté ultime et tu suis le fil d'araignée entre la lune et là où disparait le soleil, tu trouves le clou étoilé et brillant de Jupiter. en dessous apparaissent les lignes diaphanes des montagnes enveloppées dans le resplandissement mauve, tout en superposition de voiles brumeux aux nuances infinies. les jeunes pics s'adoucissent comme sous un pinceau japonais et les textures se diffuminent jusqu'à ressembler à un autre ciel en casacade vers le haut. je me promène sur ce liseré inversé avec d'imperceptibles pieds et recueille en mes yeux le monde bleuté, presque sous mes mains. la lune incomplète est comme l'alabastre d'une fenêtre ouverte sur le dos du monde, brèche magique par où pouvoir me pencher sur les autres galaxies tranquilles de la nuit. là, la queue du jour est encore en train de se traîner lentement entre les coulisses obscures des monts, entre leurs jupes de gaze...



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jueves 2 de julio de 2009

cartas de amor

@ mgab. / cartas de amor. Collage, 2009.




si on écrit des cartes d'amour, si on calligraphie soigneusement et incessamment le mot amour, si on crie les deux syllabes d'amour sur tous les toits, si on pense très fort jusqu'à inventer de nouveaux mots d'amour, si on cultive l'amour dans son potager, si on rêve aux visites que fait l'amour au fin fond des prisons...
peut-être cela suffit-il à gommer une seconde de stupidité, qui sait...


si escribo cartas de amor, si caligrafío cuidadosamente e incesantemente la palabra amor, si grito las dos sílabas de amor a todos los vientos, si pienso con todas mis fuerzas hasta inventar nuevas palabras de amor, si cultivo el amor en mi huerto, si sueño con las visitas que hace el amor en lo más recóndito de las prisiones...
tal vez sea suficiente para borrar un segundo de estupìdez, quién sabe...



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martes 23 de junio de 2009

empreintes

© mgab. / empreintes (rencontre Picasso-I. Muñoz). collage, 2009.



diluyo en mi
armas, soledades
mezo la frente
íntima de los sueños
atiendo gozos, como
nocturnas travesías de ti.

je dilue en moi
armes, solitudes
et je berce le front
intime des songes
je réponds aux plaisirs, comme
de nocturnes traversées de toi.



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viernes 19 de junio de 2009

Vicente Ferrer

© Jesús Martínez Salaverri. s/t. India, otoño 2008.




fulgor delgado entre la lluvia
del alma honda
y callada


mince éclat entre la pluie
de l'âme profonde
et silencieuse


(a Vicente Ferrer, in memoriam, y a todos los miembros de su Fundación en Anantapur, India)



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domingo 14 de junio de 2009

el granado rojo

© mgab. / del Cahier de dessin, Mila et moi. dibujo. Ronda, 2003.





millones de silencios en éste
conmigo dentro
con el llanto avivado en el granado rojo y
la pequeña comba de su fruto
con dos aletas blancas del cuerpo mío abierto
en mariposa por tu voz
viva muerte volando
con el olor de la higuera a su sombra azul devuelta
mil silencios cogidos a la brizna del aire
por las hierbas
conmigo dentro
contigo dentro y los acantos.


des millions de silences dans ce silence
et moi dedans,
et les pleurs avivés dans le grenadier rouge et
la coupelle de son fruit,
et deux nageoires blanches à mon corps, tel
un papillon qu'ouvrirait ta voix
vivante mort qui vole,
et l'odeur du figuier rendu à l'ombre bleue,
mille silences qu'accrochent quelques herbes
à ce brin d'air,
et moi dedans
et toi dedans et les acanthes.



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domingo 7 de junio de 2009

round midnight

© mgab. / round midnight.




…esos bloques extrañamente turbios que atesoran en lo más recóndito de su masa unos fulgores fugaces y perezosos, como si se hubiese coagulado en ellos un aire varias veces centenario, como si su cenagoso espesor estuviese formado de aluviones depositados lentamente desde el pasado lejano de la civilización…

Tanizaki. ¿quién puede hablar mejor acerca de la sombra, de lo oscuro donde duermen todas las luces? ¿de tantos estratos acumulados en la serenidad de lo opaco para luego desvelar toda su densidad en una herida abierta, en un destello? y lo que se nos revela entonces, esa luminosa sangre, ¿no es acaso la misma sustancia del universo propio, el resplandor íntimo y celosamente protegido, la llama que nos arde?



ces blocs étrangement troubles qui thésaurisent au plus caché de leur masse des éclats fugaces et paresseux, comme si s'étaient coagulés en eux un air plusieurs fois centenaire, comme si leur épaisseur boueuse s'était formée d'alluvions lentement déposées depuis le lointain passé de la civilisation...

Tanizaki. qui peut, mieux que lui, nous parler de l'ombre, de l'obscur où dorment toutes les lumières? de tant de strates accumulés dans la sérénité de l'opaque qui dévoilent ensuite toute leur densité dans la blessure béante, en un éclair? et ce qui nous est alors révélé, ce sang lumineux, n'est-ce pas au fond la substance-même de l'univers, l'éblouissement intime et jalousement protégé, la flamme qui nous brûle?




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lunes 1 de junio de 2009

les mots

© mgab. / mamou au pays des livres. collage, 2009





"...C'était le livre qui parlait. Des phrases en sortaient qui me faisaient peur: c'étaient de vrais mille-pattes, elles grouillaient de syllabes et de lettres, étiraient leurs diphtongues, faisaient vibrer les doubles consonnes; chantantes, nasales, coupées de pauses et de soupirs, riches en mots inconnus, elles s'enchantaient d'elles-mêmes et de leurs méandres sans se soucier de moi: quelquefois elles disparaissaient avant que j'eusse pu les comprendre, d'autres fois j'avais compris d'avance et elles continuaient de rouler noblement vers leur fin sans me faire grâce d'une virgule..." [Jean Paul Sartre. Les mots]


les mots ont des secrets impénétrables, des reflets de moire pour tromper notre apprôche. tendres ou lapidaires, les mots sont séducteurs. les mots ne se lassent jamais de tisser des musiques captivantes où s'accrochent nos émotions, et dont nous ne sommes que les interprètes tout en nous croyant leurs compositeurs.

les mots ne se rendent jamais, ils sont inépuisables, infatigables, immortels. les mots sont notre dramatique et extraordinaire éternité.




"...Era el libro quien hablaba. De él salían frases que me aterrorizaban: eran verdaderos ciempiés, ahí pululaban sílabas y letras que estiraban sus diptongos, hacían vibrar sus consonantes dobles: cantarines, nasales, entrecortadas con pausas y suspiros, ricas en palabras desconocidas, se iban encantando a sí mismas con sus meandros sin preocuparse por mi: a veces desaparecían antes de que las hubiese entendido, otras había comprendido ya mucho antes y ellas seguían rodando noblemente hacia su meta sin perdonarme una sola coma..."
[Jean Paul Sartre. Las palabras]

las palabras encierran secretos impenetrables, reflejos de moiré para engañar nuestro acercamiento. tiernas o lapidarias, las palabras son seductoras.las palabras no se cansan jamás de tejer músicas cautivadoras donde se prenden nuestras emociones y de las que sólo somos los intérpretes, creyéndonos sus compositores.

las palabras no se rinden jamás, son inagotables, incansables, inmortales. las palabras son nuestro dramática y extraordinaria eternidad.



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miércoles 27 de mayo de 2009

communicación

© mgab. / nuevas metodologías para la comunicación entre los pueblos [detalle]. 2009
(etiquetas cosidas y enlazadas sobre tela de hilo)




comunicación cada vez más amplia, comprensión cada vez más estrecha: el SIDA, las gripes, cuántas barreras más pondremos entre nosotros?


communication chaque jour plus ample, compréhension chaque fois plus étroite: le SIDA, les grippes, combien de barrières mettrons-nous encore entre nous?


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jueves 21 de mayo de 2009

underground


© mgab. / underground. collage




je pense parfois à l'ambre fossile qui alimente tous mes actes, mes pensées, mes voyages intimes...
je pense que rien de mauvais ne devrait naître de l'or endormi des insectes, des plantes, de leur immobilité infinie.

a veces, pienso en el ámbar fósil que alimenta todas mis acciones, mis pensamientos, mis viajes íntimos...
pienso que nada malo debería nacer del oro dormido de los insectos, de las plantas, de su inmovilidad infinita.


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jueves 14 de mayo de 2009

beautiful worlds



© mgab. / encuentros 2 (Artaud-Jeanne d'Arc). collage. 2009



Me urge otra vez tocar los labios

del sueño que te encierra,
híbrida hija, arena, poesía…
beautiful worlds que agredan mis ojos


je dois de toute urgence toucher à nouveau les lèvres
du rêve qui t’enferme,
enfant hybride, sable, poésie…
beautiful worlds qui assaillent mes yeux


beautiful worlds...


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sábado 9 de mayo de 2009

l'envol

© mgab. / l'été animal. nº 2. dessins anonymes, photo Toni Catany



Aile sur épaule humaine, sur une photo de corps qui suggère l'envol ou l'aterrissage, le re-contact avec le sol. Peut-être aussi l'impossibilité physique de voler.
D. m'a donné la chauve souris au sortir de l'expo Sudek-Steichen, à l'espace Van Gogh. D. est à l'âge de l'envol, de la volonté de l'envol, du désespoir que cause la pesanteur de l'être.

apprendre à voler, un jour...


Ala sobre hombro humano, en una foto de cuerpo sugiriendo el levantar el vuelo o el aterrizaje, otra vez el contacto con el suelo. Quizá también la imposibilidad de volar.
D. me ha dado el murciélago al salir de la exposición Sudek-Steichen, en el
espace Van Gogh. D. está en la edad del despegue, de la voluntad del despegue, de la desesperanza que causa la pesadez del ser.

aprender a volar, algún día...


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sábado 2 de mayo de 2009

la siesta

© mgab. / la siesta. 2009



into my arms...



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sábado 25 de abril de 2009

las emociones inconscientes

© mgab. / las emociones inconscientes. collage (Artaud-Gonord), 2009




... no saber nunca cuánta es la luz
ni cómo viene lloviendo por esas horas
secas...
sensato al abrirle tu piel
tú sabrás sólo del alivio
de la risa en el trigo y
de cualquier torbellino de espigas
como la sed
o el anhelo del mar entre los poros del cielo...


...ne sais jamais le poids de la lumière
ni le chemin qu'elle suit jusqu'à pleurer
entre ces heures sèches...
sois assez sage pour lui ouvrir ta peau
et ressentir le goût du rire entre le blé
d'un tourbillon d'épis,
comme la soif,
ou du désir de mer entre les pores du ciel...


emociones...

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martes 21 de abril de 2009

rouge désir

© mgab. / la tentación vive abajo. collage, 2009




ganas de abismarse en alguna calidez, esa primavera que no llega nunca, las mañanas todavía frías de guantes y bufanda, el sol mermado por no se sabe muy bien qué aire del norte, oeste, levante, la dichosa sensación térmica... la frialdad de las cifras que se resisten, la frialdad de la in-convivencia diaria, el laconismo sin embargo eterno de los días de paro, el cuchillo de la agresividad en defensa propia. y las penas domésticas por los amigos rotos.

ganas de deseo y de pasión, ganas de olvidarse del tedio, del conformarse, del pasar. otras ganas de vivir. otras ganas de Sur.


envies de s'abîmer dans quelque châleur, ce printemps qui n'arrve jamais, les matins encore froids de gants et d'écharpe, le soleil affaibli par on ne sait trop quel air du nord, de l'ouest, du levant, la fameuse sensation thermique... la froideur des chiffres qui s'incrustent, la froideur de l'in-convivialité quotidienne, le laconisme pourtant éternel des jours de chômage, le couteau de l'agressivité en légitime défense. et les peines domestiques pour les amis brisés.

envies de désir et de passion, envies d'oublier le morne, le conformisme, le je m'en foutisme. d'autres envies de vivre. d'autres envies de Sud.


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miércoles 15 de abril de 2009

eau de printemps nº 2

© amb / Marie au cerisier. avril 2009




malgré tout, comment ne pas croire que la vie déborde nos tristesses?


a pesar de todo, ¿cómo no creer que la vida desborda nuestras penas?


eau de printemps nº 1
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miércoles 8 de abril de 2009

l'Aquila, en Italie


© mgab. / y mientras tengo desolado el corazón. collage. 2009



tu dis l’ombre
tu dis le jour de l’ombre
tu dis le jour de l’ombre et j’écoute
l’ombre éclatée sur ce long jour
de paupières closes et de sel.
tu dis la nuit et tous ces chiens
accourent, qui lèchent les mains tièdes
baignées de sel.
tu dis le soir
et s’agrandit la crudité de l’ombre
croûte de sel entre les heures.


dices la sombra
dices el día de la sombra
dices el día de la sombra y escucho
la sombra estallarse sobre el largo día
de párpados cerrados y de sal.
dices la noche y todos esos perros
acuden, que lamen las manos tibias
bañadas de sal.
dices la tarde
y crece la crudeza de la sombra
costra de sal entre las horas.

viernes 3 de abril de 2009

un arbre



© anonyme / un arbre.




j'aime l'image d'un arbre: une silhouette tranquille et imparfaite qui naît pratiquemment n'importe où, d'une graine apportée par on ne sait quel vent. la force initiale de quatre minuscules racines. la forme irrégulière et compacte, parfois accidentée. parfois torturée. l'épanouissement des bras, libre, en tout sens, généreux. les fruits et les fleurs comme un cadeau promis. le refuge, l'ombre —ah, l'ombre d'un arbre!—. les cycles respectés, le sommeil de l'hiver et le luxuriant été. trois notes d'un oiseau. et la musique entre les feuilles, ce bruissement...

une vie, probablement.


amo la imagen de un árbol: una silueta tranquila e imperfecta naciendo casi en cualquier sitio, de una semilla traída por no se sabe qué viento. la fuerza inicial de cuatro minúsculas raicillas. la forma irregular y compacta, a veces accidentada. a veces torturada. la plenitud de los brazos, libre, en todas las direcciones, generosa. los frutos y las flores como un regalo prometido. el cobijo, la sombra —¡ah, la sombra de un árbol!—. los ciclos respetados, el sueño del invierno y el lujurioso verano. tres notas de un pájaro. y la música entre las hojas, ese susurro...


una vida, probablemente.




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viernes 27 de marzo de 2009

really the blues

© mgab. / encuentros (Schiele-Sert). collage, 2009





really the blues...

¿será la primavera?

c'est à cause du printemps?


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lunes 23 de marzo de 2009

un visage

© mgab. / graffiti anónimo. madrid, 2009





il y a des visages qui sentent
la tristesse. et d'autres qui sentent le printemps. les vieilles portes décrépies ne peuvent rien contre cet accès de jeunesse, ce petit vrillon de fraîcheur cloué dans l'air poussiéreux des villes, tourbillonnant au fond de la rétine sans qu'aucune autre image ne puisse l'en déloger, obstiné à nous rouvrir le monde à la fin d'un hiver.

il y a des visages qu'on devrait prescrire aux hargneux, aux sans âme, aux ingrats et aux malhonnêtes de tous poils. il y a des visages qu'on devrait afficher sur son miroir, tous les matins, pour oublier ses propres rancunes contre le monde.


hay caras que huelen a tristeza. y otras que huelen a primavera. las viejas puertas desconchadas son impotentes ante esa erupción de juventud, esa pequeña viruta de frescura clavada en el aire polvoriento de las ciudades, ese torbellino en el fondo de la retina que ninguna otra imagen es capaz de desalojar, obstinada en abrirnos otra vez el mundo al final de un invierno.

hay caras que se deberían prescribir a los hoscos, a los desalmados, a los ingratos y a los deshonestos de cualquier calaña. hay caras que se deberían pegar al espejo, todas las mañanas, para olvidar los propios rencores contra el mundo.


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